1/ Micro-synthèse des témoignages

Mûsa-Philippe Belfort – Tradition musulmane soufie

La lumière est présente en chaque être humain, comme une part de lumière divine. Nourrie par le Coran, la tradition prophétique et l’enseignement des maîtres soufis, elle se transmet moins par les discours que par une manière de vivre, faite d’amour, de beauté, de respect et d’attention à l’autre.

Rajwantee Lepain  – Foi bahá’íe

Chaque être humain porte en lui une lumière qu’il s’agit de révéler plutôt que d’imposer. L’éducation, le service, l’exemple et la coopération permettent de la faire grandir. Transmettre la lumière, c’est contribuer à l’unité de l’humanité et à la transformation de la société.

Dorah Husselstein – Tradition juive

La lumière ne se possède pas : elle se reçoit et se transmet avec humilité. Nourrie par l’étude, le Chabbat et les rencontres, elle se manifeste dans les gestes du quotidien, la fidélité à une tradition vivante et l’attention portée aux autres.

Nadine Weibel – Anthropologue des religions, regard transversal

La lumière traverse les traditions religieuses et spirituelles, avec des significations multiples : connaissance, éveil, espérance, guérison ou lien entre les êtres. Puisant elle-même dans le silence et la contemplation, Nadine Weibel invite à accueillir les croyances sans les hiérarchiser et à s’éloigner de ses propres repères pour mieux rencontrer l’autre. La lumière apparaît ainsi comme un possible pont entre les humains et le divin.

Témoignage chrétien – À compléter

2/ Témoignages complets des intervenants 

Contribution de Mûsa-Philippe Belfort Tradition musulmane soufie

Qu’évoque pour vous l’expression « passeur de lumière » ?

Le terme « passeur » évoque pour moi l’action de transmettre, de communiquer quelque chose. Et puisqu’il s’agit de lumière, c’est simplement transmettre la lumière qui est inhérente en chacun de nous, en chaque être humain. « Passeur de lumière », c’est aussi témoigner de ce qui nous habite profondément, ontologiquement, dans le respect et l’amitié. C’est enfin transmettre un flambeau appelé à regarder le monde comme le Créateur des mondes le regarde.

Où puisez-vous cette lumière ?

Je puise cette lumière dans les textes de référence de l’islam, à savoir le Coran, la Tradition prophétique, les paroles et les actes des grands soufis. « Lumière sur Lumière, Dieu est Lumière », dit le Coran (sourate 24). Je la puise également dans ma pratique religieuse, mais aussi chez toute personne susceptible d’éclairer davantage mon chemin de vie.

Comment la transmettez-vous aujourd’hui ?

Simplement par ce que je reçois de mon enseignement spirituel, mais aussi par mon témoignage concret de vie, bien ancré dans la réalité de notre monde. En islam, et plus encore dans le soufisme (qui est l’islam contemplatif, méditatif), l’être humain est le microcosme du macrocosme. C’est-à-dire que le Créateur de l’univers, de la Terre et de tout ce qui y vit lui a accordé la même potentialité, à savoir la volonté, l’amour et bien d’autres attributs qui lui sont échus. Nous sommes, en quelque sorte, le fruit de Sa pensée, mais surtout de Son amour.

Comment cette idée de lumière reçue et transmise résonne-t-elle dans votre tradition, ou dans d’autres traditions ?

Le soufisme, qui est ma tradition spirituelle, enseigne que la lumière est le propre de l’Homme ; quand je dis homme, c’est l’homme et la femme. Et concernant notamment la femme, le poète et soufi persan Jâlal-ud-Dîn Rûmî, qui a vécu au XIIIème siècle de notre ère, et auquel je me réfère volontiers, a dit dans son œuvre majeure, le Mathnawî :

« La femme est le rayon de la lumière divine. »

Quelle lumière aimeriez-vous transmettre aujourd’hui ?

J’aimerais transmettre la lumière de la vie, de l’amour et de la beauté à chacun de mes semblables, dans tout ce qui, holistiquement, le constitue. Encore une fois, vous et moi sommes porteurs de cette lumière divine qui ne demande qu’à se manifester de la plus belle des manières, que ce soit à travers notre tradition religieuse ou spirituelle ou bien de manière convictionnelle. Je terminerai avec cette parole de Jâlal-ud-Dîn Rûmî (que j’ai déjà mentionné) :

« Si tout autour de vous semble sombre, regardez à nouveau, vous pourriez être la lumière. »

Contribution de Rakwantee Lepain – bahá’íe  

1. Qu’évoque pour vous l’expression de Passeurs de lumière ?

Très jolie expression. En tant que psychologue, je serais tentée de définir mon métier comme une « passeuse de lumière », car de l’obscurité de nos troubles, on cherche à amener l’individu à la lumière ou du moins à lui faire comprendre, comme le poète Leonard, que s’il y a bien une fracture en toutes choses, c’est par là aussi que la lumière pénètre.

En tant que croyante, toutefois, Passeur de lumière donnerait à penser que l’un possède la lumière et la donne à un autre qui ne l’a pas, un peu dans une course de relais, et que sa mission se termine là une fois qu’il l’a donnée. Je passe la lumière et c’est fini.

Or dans l’esprit baha’i, la lumière de Dieu est en chacun de nous. Une parole des écrits baha’is nous éclaire :

« Tu es ma lampe et ma lumière est en toi. Puise en elle ton éclat et ne cherche nul autre que moi. Car je t’ai créé riche et, généreusement, sur toi j’ai répandu ma grâce » Baha’u’llah (1817-1892) – fondateur de la Foi baha’ie ;

Plutôt que des « passeurs » donc, nous sommes invités à voir chacun d’entre nous comme des « temples » abritant la lumière de Dieu ou des « lampes de direction » allumées par la main de Dieu. Cette lumière peut être voilée – par le voile du matérialisme, de l’ignorance, du fanatisme ou de l’égoïsme, etc. – ou l’on peut ne pas en avoir conscience ou ne pas vouloir la voir.

Aider chacun à réaliser qu’il est une lumière dont le destin est d’éclairer et d’améliorer le monde spirituellement et matériellement, en travaillant ensemble main dans la main, est pour moi la signification de passeur de lumière. Donc plutôt que passer la lumière, un passeur de lumière baha’i devra s’efforcer de briller de la lumière de direction divine le plus possible, tout en aidant ceux autour de lui à en faire de même, dans un processus de collaboration étroite et de développement infini, pas juste pour son propre bien mais également pour le bien de l’humanité.

« Nous avons tous été créés pour travailler au développement incessant de la civilisation », nous disent les écrits baha’is.

Tel serait notre destin et notre responsabilité en tant que Passeur de lumière.

2. Où puisez-vous cette lumière et comment la transmettez-vous ?

Je puise à la source de la connaissance divine, car « la source de tout savoir est la connaissance de Dieu » (Baha’u’llah, Extrait des Écrits, Paroles de Sagesse, p. 164) et à celle de toutes les traditions religieuses, pas juste celle de ma religion. Car toutes les grandes religions monothéistes, dont la plus récente, la Foi baha’ie, sont les rayons d’un même Soleil divin qui permet la vie de l’humanité. Chacune de ces sources lumineuses a contribué à nous enrichir et à nous régénérer d’âge en âge via les messages, les écrits et la vie de ses grands Éducateurs spirituels.

Comment transmettons-nous cette lumière ? Un passeur de lumière baha’i doit s’efforcer avant tout d’être un exemple, « car », nous disent les écrits baha’is, « l’amélioration du monde peut être réalisée par des actes bons et purs, par une conduite louable et bienséante » (Baha’u’llah) et notre vraie parure doit être « nos actes » et non nos « mots ».

Un passeur de lumière baha’i a donc en charge son propre développement spirituel, intellectuel et matériel, mais il est aussi responsable, en tant que serviteur de l’humanité, de l’éducation spirituelle, intellectuelle et matérielle de ses semblables. Adoration et service vont, en effet, main dans la main.

Quelques témoignages ici sur mon parcours personnel…

Aussi, à travers le monde, quartier par quartier, les Baha’is invitent à l’heure actuelle toute l’humanité, quelles que soient ses croyances ou ses différences ethniques, à prendre part à un vaste programme éducatif bénévole de transformation spirituelle et sociale. Via le matériel éducatif élaboré par l’institut Ruhi, enfants, adolescents et adultes apprennent à puiser à une même source lumineuse et à développer de multiples compétences, ainsi que de nouveaux comportements prosociaux fondés sur des valeurs communes, telles que la collaboration, l’empathie, la solidarité, la fiabilité et l’endurance. Une petite lumière devient donc, en travaillant en « rangs serrés », une houle puissante de lumière.

3. Comment cette idée de lumière résonne-t-elle dans votre tradition et dans d’autres traditions ?

Baha’u’llah, le fondateur de la Foi Baha’ie, s’adressant à nous tous, écrit : « O peuple de justice ! Soyez aussi brillants que la lumière et aussi étincelants que le feu qui brûla dans le buisson ardent. L’éclat du feu de votre amour ne peut que réunir et unifier les peuples et les familles de la terre qui s’affrontent, alors que la fureur de la flamme de l’inimitié et de la haine ne peut qu’entraîner conflit et ruine ».

L’amour est la plus grande force de l’univers, et toutes les religions ont prôné cet amour universel. La lumière de l’amour brille/« résonne » dans toutes les traditions religieuses, puisque toutes viennent d’une seule et même Source divine. Comme vous le voyez, la lumière a un double versant : elle peut soit éclairer, soit brûler. À nous de choisir comment utiliser cette lumière au mieux.

4. Quelle lumière aimeriez-vous pour aujourd’hui ?

Je commençais cette intervention en parlant de psychologie. Des chercheurs ont montré qu’environ 94 % de nos troubles psychologiques viennent de nos conflits interrelationnels. Et donc, en transformant la nature de nos rapports humains, nous contribuerons énormément à notre bien-être émotionnel, spirituel, économique et matériel. Cela transformerait jusqu’à l’architecture même de notre cerveau, à en croire la neurobiologie interpersonnelle de Siegel.

Ce que j’aimerais donc apporter, c’est la lumière de l’unité car les écrits baha’is nous disent que : « Si puissante est la lumière de l’unité qu’elle peut illuminer toute la terre ». « Rassemblez-vous », disent-ils encore, « et, pour l’amour de Dieu, prenez la résolution de déraciner tout ce qui est cause de lutte entre vous ». Et encore : « Si tes yeux sont tournés vers la miséricorde, renonce à ce qui te profite et attache-toi à ce qui profitera à l’humanité. Et si tes yeux sont tournés vers la justice, choisis pour ton voisin ce que tu auras choisi pour toi-même ». Voilà le nouvel état d’esprit qu’il faudrait encourager parmi nous, afin que la lumière et non l’obscurité caractérise non seulement nos rapports humains, mais également l’ensemble de nos sociétés.

Contribution de Dorah Husselstein

Regard juif 

1. Qu’évoque pour vous l’expression « passeur de lumière » ?

Ne pas confondre avec « porteur ». Le porteur garde. Le passeur donne.

C’est le premier mot de notre histoire : Moché kibel Torah miSinaï oumsara…

Moché a reçu et a transmis. Il n’a pas gardé.

Pour moi, passeur = 3 choses :

* Humilité : La lumière ne m’appartient pas. Je ne suis pas la source.

* Responsabilité : Si je ne transmets pas, la chaîne s’arrête.

* Lien : Un passeur relie. Il est entre celui qui a donné avant et celui qui recevra après.

2. Où puisez-vous personnellement cette lumière ?

Je vais être très concrète, 3 puits :

a) Le Chabbat : C’est ma centrale électrique. Deux bougies le vendredi soir. On arrête de produire, de courir. On allume. 25 h après Kippour, je le sens encore plus. Sans cette recharge hebdomadaire, je suis vide.

b) Les textes : Le verset qui m’accompagne : Ner Mitsva VeTorah Or

– La mitsva est une lampe, la Torah est lumière. Michlé 6,23.

Une lampe éclaire autour d’elle. La lumière, elle, éclaire au loin.

Les bonnes actions sont mes lampes, l’étude est ma lumière.

c) Les visages :

Ner Hachem Nichmat Adam – L’âme de l’homme est la bougie de Dieu Michlé 20,27.

Quand je vois une personne faire le bien simplement, ma propre bougie se rallume.

3. Comment la transmettez-vous concrètement aujourd’hui ?

Le judaïsme n’aime pas les projecteurs qui aveuglent. Il aime les petites bougies. Pas de grand geste.

Le Baal Chem Tov : Un peu de lumière chasse beaucoup d’obscurité.

Concrètement chez moi : Garder ma paix intérieure pour ne pas transmettre mon stress à la maison.

Appeler une personne isolée.

Chez Théodore : allumer une bougie chez quelqu’un d’autre, sans faire de bruit.

Enseigner une petite chose qu’on a reçue. On n’attend pas d’être un grand Rav pour transmettre.

4. Comment cette idée résonne-t-elle dans votre tradition ?

C’est le cœur de notre mission :

Or Lagoyim – être une lumière pour les nations Yéchayahou 42,6.

Pas pour dominer, mais pour éclairer le chemin.

Deux images très fortes de notre tradition :

* Hanouka : On n’allume pas 8 bougies d’un coup. On ajoute 1 par jour. La lumière est progressive, humble. Et on la met à la fenêtre, pour que l’intime éclaire le dehors.

* La Havdala : On sépare Chabbat et la semaine avec une bougie tressée à plusieurs mèches. On regarde nos ongles à sa lumière : pour se rappeler que c’est avec nos mains, par nos actes concrets, que la lumière se transmet dans la semaine qui vient.

Phrase de fin

« Dans le judaïsme, on ne nous demande pas d’être le soleil. On nous demande juste d’être une petite bougie fidèle, à notre place. Et de ne pas la garder sous la table. »

Contribution de Nadine Weibel – Anthropologue des religions

1. Qu’évoque pour vous l’expression « Passeurs de lumière » ?

Lumière associée à l’équilibre, à la paix, à la chaleur, à l’amour.

Lumière = force qui transforme, intégrée à tout processus spirituel.

Lumière = boussole de la vie.

Privation de lumière = épreuve qui fait partie, entre autres, des rites préparatoires aux Mystères de l’Antiquité.

« Passeurs de lumière » = humains qui dégagent une parcelle d’universalité, de connaissance intuitive, d’humilité, de douceur et de force à la fois. Pas spécifique à une tradition.

Personnellement, je me suis interrogée très tôt sur les croyances humaines, le pourquoi et le comment de tel rite ou dogme. Toutes les traditions m’interrogent, mais je me suis spécialisée, dans un premier temps, dans l’islam en Europe (y compris en Alsace), puis dans l’islam féminin et, aujourd’hui, dans la réception des traditions de l’Asie en Europe de l’Ouest et les théologies féministes.

Méthodologie privilégiée : travail de terrain immersif, observation impliquée, travail sur la distanciation et le non-jugement. Anthropologue du religieux, car le religieux dépasse les religions…

2. Où puisez-vous personnellement cette lumière ?

Paradoxalement, dans l’obscurité et le silence, où il est possible d’entrer en dialogue intime avec quelque chose qui est de l’ordre de la transcendance.

Les pratiques méditatives et contemplatives visent à découvrir cet état de grâce, à faire jaillir une lumière intérieure. Savoir développer une forme de reliance à la lumière.

Lieux propices : nature, montagnes, forêts, certains arbres ou végétaux, rivières, mers, bâtiments (églises, temples…).

Instants propices : couchers de soleil, être sous la voûte céleste par une nuit de pleine lune.

3. Comment la transmettez-vous aujourd’hui ?

J’espère pouvoir transmettre les graines de mon travail, jamais figé, toujours en devenir…

Et surtout, l’acceptation de toutes les croyances, de tous les rituels, sans vision hiérarchisée.

Aiguiser la curiosité, susciter la remise en question personnelle. Accepter et trouver la capacité de s’éloigner de ses repères pour mieux se rapprocher de l’autre…

4. Comment cette idée de lumière reçue et transmise résonne-t-elle dans les traditions ?

Hindouisme : Sanatana dharma, loi éternelle et pure

« Quand la lumière de la connaissance se lève, l’ignorance disparaît comme l’obscurité se dissipe devant le soleil. » Bhagavad Gita 5, 16.

La lumière, source de chaleur et d’éclairage, aide à l’élévation spirituelle…

Agni, le feu, est un objet très ancien de vénération. Il se manifeste sous la forme du soleil dans le ciel, dans l’air sous celle de l’éclair et sur terre sous l’apparence du feu (feu du sacrifice primordial et de la lumière).

Rituel du partage de la lumière : arati, après chaque cérémonie.

Dipavali, Divali : fête « interreligieuse » de la lumière en Inde et dans la diaspora (fin octobre, début novembre) : victoire de la lumière sur les ténèbres, de la connaissance sur l’ignorance.

Bouddhisme : mouvement réformateur de l’hindouisme

Le terme « illumination » ne renvoie pas à un phénomène lumineux, mais à la notion d’éveil, qui est en quelque sorte la prise de conscience de ce vide inhérent à la compréhension de la vie.

Ce vide, ou vacuité (shunyata), ne correspond pas au néant, mais est quelque chose d’insaisissable. Pas de différence entre cette vacuité et le monde des phénomènes.

« La forme est vide, le vide est forme. » Sutra du cœur.

C’est l’expérience de l’unité absolue où tout est unité, y compris l’ego individuel. C’est ce qui est décrit comme la non-dualité : plus de distinction entre les êtres, les éléments et le divin, tout est unité.

C’est le phénomène de la non-dualité, idem dans l’hindouisme et la philosophie de l’advaïta-vedanta, dont les propositions d’enseignement (plus ou moins sérieuses) fleurissent sur les réseaux sociaux et attirent nombre d’Occidentaux.

La prise de conscience de cet état de choses peut être comparée à une lumière : expérience de satori (éveil dans le bouddhisme japonais) :

« Je sentis monter comme une joie immense qui m’envahissait comme une flamme généreuse. La lumière qui brillait en moi était la même que celle qui filtrait à travers les rideaux de bambou. »

Expérience relatée par un bouddhiste zen américain.

La sagesse est montrée comme une sorte de lumière intérieure dans le Sutra du cœur (sutra = paroles attribuées au Bouddha historique).

L’école Nyingmapa (la plus ancienne du bouddhisme tibétain) met l’accent sur l’aspect lumineux de la connaissance originelle, ce qui permet d’accéder à la prise de conscience afin de s’affranchir du cycle des renaissances.

Pour les Tibétains, des millions de Bouddhas en méditation sur le mont Kailash projettent leur lumière sur le monde entier.

Offrandes de lumière, dans le bouddhisme himalayen, à partir de lampes à beurre ou électriques, pour dissiper l’obscurité de l’ignorance.

Shintoïsme (religion première du Japon)

La plus grande divinité, Amaterasu (divinité féminine), règne sur le soleil.

Nippon = deux racines : « ni », soleil, et « pon », levant, donc pays du Soleil-Levant, de la lumière par excellence !

Fête de l’Obon, trois jours en été, célébrée pour guider les esprits des ancêtres qui reviennent au pays des vivants. Des milliers de lanternes en papier sur les rivières et cours d’eau remplissent ce rôle. Ici, la lumière symbolise le lien entre les vivants et les disparus.

Zoroastrisme (religion très dichotomique née en Asie centrale entre – 1700 et – 1000, considérée par certains historiens comme étant à l’origine des monothéismes)

Ahura Mazda, le dieu de la lumière, celui du bien, qui combat celui des ténèbres, Ahriman.

Les Parsis de l’Inde (venus au IXe siècle de Perse pour fuir l’islam) sont aujourd’hui les principaux porteurs de cette religion, avec leurs Fire Temples, où brûle un feu en permanence.

Jaïnisme (autre courant réformateur de l’hindouisme, contemporain du bouddhisme)

La voie jaïne est comparée à la lumière.

Religions amérindiennes

Le soleil y joue un rôle central, plus particulièrement chez les Incas, appelés fils du soleil.

La lumière en tant que nourriture = inédie

Se nourrir d’énergie divine, de prâna (énergie cosmique dans les traditions de l’Inde).

Exemples : Nicolas de Flüe (XVe siècle), canonisé en 1947.

Aujourd’hui : l’Australienne Jasmuheen (Living on Light), le chimiste allemand Michaël Werner (Leben durch Lichtnahrung), le Français Henri Monfort disent ne plus s’alimenter depuis plusieurs années et s’inspirer des techniques yogiques.

Nouvelles spiritualités

La lumière y est omniprésente : êtres de lumière, anges de lumière, maîtres de lumière…

Visualiser la lumière peut devenir un acte guérisseur.

5. Quelle lumière aimeriez-vous transmettre aujourd’hui ?

Celle, à la fois, de la relativité et de l’universalité.

De la relativité, puisque la lumière peut être, selon les traditions, libératrice, salvatrice, guérisseuse, créatrice de liens, acte d’espoir, symbole de partage, génératrice de connaissance…

Universelle, puisque c’est sa dimension principale.

La lumière serait-elle un pont entre les humains et le divin ???

Ouvrirait-elle à l’éternité ?????